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Le chantier éducation : que retenir de ces cinq ans de son Excellence Maker MWANGU FAMBA à la tête du Ministère de l’EPSP ?
Lorsque le Chef de l'Etat Joseph KABILA, candidat président de la République en 2006, présentait son projet de société décliné en cinq chantiers, d'aucuns jugeaient illusoire voire prétentieux pour un acteur politique de caresser l'ambition de sortir, en cinq ans, le domaine de l'éducation et plus particulièrement le sous-secteur de l'enseignement primaire, secondaire et professionnel des abysses dans lesquelles il gisait depuis des lustres.
En effet, dès son investiture à la Magistrature Suprême, le Président de la République portera son dévolu sur Son Excellence Maker MWANGU FAMBA à qui il sera confié la lourde tâche de conduire une partie non moins importante du chantier éducation à travers le Ministère de l’EPSP, choix qu’il vient de renouveler en le reconduisant ce dimanche 11 septembre par la signature d’une ordonnance-loi portant remaniement du Gouvernement.
Le vaste chantier éducation se mettait ainsi en branle, après l’investiture de ce Gouvernement, avec un objectif précis, celui de développer la plus grande richesse dont la RDC dispose, le savoir, en valorisant la matière grise plutôt que de s'en tenir aux matières premières. Afin de donner corps à cette volonté exprimée par le Président de la République, le Ministère de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel a établi un diagnostic. Après un examen minutieux de la situation, il a élaboré et mis en œuvre une stratégie pour le développement de ce sous-secteur. Bien que les efforts restent à poursuivre, les actions entreprises, jusqu'à ce jour, ont été porteuses de résultats éloquents et tangibles. Ces actions ont tourné autour de trois axes stratégiques à savoir: - l'élargissement de l'accès, de l'accessibilité, de l'équité et de la rétention; - l'amélioration de la qualité et de la pertinence de l'enseignement; le renforcement de la gouvernance du système.
- Pour ce qui est de l'accès, accessibilité, équité et rétention
Les frais scolaires ont été la première problématique abordée par le Ministère de l'EPSP après avoir constaté leur multiplicité, leur non paiement par les parents avec comme conséquence l'exclusion des élèves de l'école, le manque de transparence dans leur gestion. Le constat a conduit à la conclusion selon laquelle les frais scolaires constituaient l'obstacle majeur à la scolarité.
Pour apporter des réponses efficaces à cette question, le Ministère de l'EPSP a procédé à la décentralisation de la fixation des frais scolaires afin de rencontrer les réalités socio-économiques de chaque province. les mesures interdisant l'exclusion d'élèves pour non paiement des frais scolaires ont été prises entrainant ainsi, l'accroissement du taux d'admission (104% en2006-2007 contre 115% en 2008-2009) et du taux d'achèvement au primaire; du taux net de scolarisation (de 61% en 2006-2007 à 75% en 2009-2010); du taux de survie à la cinquième année primaire (de 67,9 en 2006-2007 à 72% en 2009-2010). Le Ministère de l'EPSP a initié le renouvellement des comités des parents, procédé à la redynamisation des conseils de gestion, à la création des comités d'élèves dans chaque école et l'ouverture des comptes bancaires pour des écoles dans les villes de Kinshasa et Lubumbashi. De nos jours, il se révèle que les parents deviennent davantage impliquer dans la vie des écoles et la transparence dans la gestion des frais scolaires est de plus en plus observée.
Le Ministère de l'EPSP n'a pas manqué de trouver une idée de géni pour permettre une scolarisation accrue dans le pays en amorçant la suppression progressive des frais scolaires et en allouant aux écoles et bureaux gestionnaires des ressources pour leur fonctionnement; et l'accroissement du taux brut de scolarisation a été réalisé (passage de 83,4% en 2006-2007 à 90,7% en 2008-2009). Dans ce registre, le sous-secteur a connu une amélioration de l'indice de parité garçons-filles (de 0,8 en 2006-2007 à 0,89 en 2009-2010)
L'option d'accompagner l'accroissement de la scolarité a été levée et la décision de distribuer des kits scolaires aux élèves prise dans le but de les doter de l'équipement nécessaire au suivi et à l'assimilation des leçons. 1.600.000 kits scolaires ont été distribués à tous les enfants inscrits en 1ère année primaire (2008-2009) à l'initiative de la Première Dame de la République Olive LEMBE KABILA. Le montage de ces kits a généré plus de 100 emplois temporaires pendant six (06) mois.
Par ailleurs, le Ministère de l'EPSP, a choisi de tordre le cou à la lancinante question de délabrement d'infrastructures d'écoles en procédant à leur réhabilitation. 627 écoles ont été réhabilitées et/ou construites à travers le pays, soit une moyenne de 13 écoles par mois. 22.000 ouvriers et techniciens qualifiés ont apporté leur concours à l'exécution de ces travaux. Aussi, des bancs, tableaux noirs, laboratoires, etc. ont été acquis et distribués. Environ 100.000 bancs ont été distribués et l'opération a créé de l'emploi en faveur de près de 5.000 menuisiers.
Toujours dans l'optique de créer davantage d'accessibilité à la scolarité, environ 10.000 écoles ont été créées et agréées permettant également la création de 70.000 postes d'emploi (enseignants et agents de bureaux).
Toute action considérée, il est à retenir que cet aspect des initiatives du Ministère de l'EPSP a apporté une amélioration des principaux indicateurs de développement de l'éducation; une amélioration des conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les enseignants ainsi que l'accroissement de la capacité d'accueil des écoles.
- En ce qui concerne l’amélioration de la qualité de l’enseignement
Après que le diagnostic ait établi un manque criant de manuels scolaires et matériels didactiques dans le sous-secteur, le Ministère de l’EPSP a acquis et distribué 20.753.152 manuels pour élèves et 944.100 guides pédagogiques pour enseignants de français et de mathématique. 500.000 manuels essentiels (Français, Mathématique, Chimie, Philosophie et Education civique) pour les classes de 6ième des humanités ont été mis en vente à un prix abordable dans le cadre du partenariat public-privé. Aussi, 200.000 kits pédagogiques ont été distribués à tous les enseignants du primaire en 2008-2009.
Par ailleurs, plusieurs sessions de formation ont été organisées pour les enseignants du primaire, les inspecteurs, les Conseillers d’enseignants et Chefs d’établissement (moyenne de 13 sessions par an). En effet 10.000 enseignants, 3.594 chefs d’établissement, 600 inspecteurs ont été formés durant l’année scolaire 2009-2010. Le Ministère de l’EPSP a embrayé sur l’organisation de ces sessions de formation dans le but de résorber la sous-qualification des enseignants et l’absence de formation continue du personnel œuvrant dans ce sous-secteur. Dans la même optique, les cellules de base et les unités pédagogiques ont été redynamisées pour la mise à niveau des enseignants. Ainsi l’école devient, par ce fait, un centre de formation pédagogique.
Afin de pérenniser l’élan d’amélioration de la qualité de l’enseignement, le Ministère de l’EPSP a procédé à la construction et réhabilitation des Centres de Formation. L’Institut de Formation des Cadres de l’Enseignement Primaire et Secondaire de Kisangani (IFCEPS) a été réhabilité, deux centres de formation des enseignants ont été construits à Bandundu-ville et à Mbandaka et trois centres sont en cours de construction à Lubumbashi, Bukavu et Goma. En effet, ces opérations de construction et réhabilitation ont généré 600 emplois dans les différents chantiers.
En plus des actions exécutées et/ou en pleine exécution, le projet de formation à distance des enseignants par le réseau VSAT s’ajoute. Il est initié dans le but de parfaire les conditions de formation de ces derniers et de mettre le sous-secteur de l’EPSP en phase avec les technologies de l’information et de la communication ; deux centres pilotes ont ainsi été construits à cette fin dans la ville de Likasi et celle de Kolwezi.
L’inadaptation de certains programmes d’études ainsi que la présence d’un système éducatif sans repère viennent compléter la liste des talons d’Achille qui ont miné, de longue date, le sous-secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et professionnel en RDC. Pour remédier à cette situation, le Ministère de l’EPSP a procéder à l’actualisation des programmes du primaire et des filières techniques et industrielles. Aussi, une évaluation du niveau d’acquisitions scolaires des élèves de 2ième et 5ième années primaires en français et en mathématique a été faite par le PASEC de la CONFEMEM à travers une enquête internationale. Pour ce faire une identification du niveau du système éducatif congolais a été réalisée et la RDC a été classée à la troisième place par rapport à d’autres pays africains évalués aussi bien relativement au score moyen en français qu’au score moyen en mathématique.
Les conditions de travail des enseignants étant inextricablement liées à la qualité de l’enseignement, un accent particulier a été mis sur leur amélioration. Ainsi, pour tirer un trait sur la démotivation qui caractérisait les enseignants, le Ministère de l’EPSP a levé l’option de tourner le cap vers la mécanisation et le paiement régulier des enseignants. Cette nouvelle option levée par Son Excellence Monsieur le Ministre Maker MWANGU FAMBA, a donné des résultats escomptés. En 2007, les effectifs se chiffraient à 221.062 enseignants payés contre 330.000 en fin 2010, soit un accroissement de 50% des effectifs payés en quatre ans. Il a été observé une augmentation du salaire de base du personnel de ce sous-secteur. Le salaire est donc passé de 700 FC en 2007 à 35.000 FC à ce jour pour l’huissier (D4). Le Ministère de l’EPSP a procédé à la suppression des zones salariales entrainant, par ce fait, une augmentation notable – presque le double - des salaires des enseignants des provinces. Les commissions provinciales de paie ont été dissoutes laissant ainsi la place à l’instauration de la paie de proximité à travers des structures telles que « caisses Congo » ; et la réduction sensible de la durée d’acheminement du salaire et du temps de paie a été logiquement l’incidence consécutive à la suppression de ces commissions provinciales de paie.
Pour motiver les enseignants dont la noblesse du travail n’est plus à démontrer il a été instauré, sur initiative de Son Excellence Maker MWANGU FAMBA, Ministre de l’EPSP, le « Prix du meilleur enseignant. A ce jour, 100 enseignants ont été primés par province.
La santé n’ayant pas de prix, l’accès aux soins de santé qualitatif n’a pas été passé au compte pertes et profits. En effet, il a été crée la mutuelle de santé des enseignants. Les organes administratifs de cette mutuelle sont, à ce point, installés et les cotisations sociales sont progressivement libérées par le Gouvernement au titre de fonds de démarrage des activités à Kinshasa pris pour expérience pilote.
L’amélioration de la qualité de l’enseignement passe également par le respect du calendrier scolaire. Pour y parvenir, le dialogue social a été instauré impliquant tous les acteurs intervenant dans le secteur en vue de mener une action concertée pour enfin parvenir à un succès collectivement partagé. Le respect du calendrier scolaire se veut être un résultat on ne peut plus éloquent de ce dialogue social réussi.
Ayant souffert depuis des lustres, de la sous-qualification et de la démotivation des enseignants, de l’insuffisance de supports pédagogiques et de l’inadaptation des programmes d’études, la qualité de l’enseignement offert dans le sous-secteur de l’EPSP s’est vue reprendre du poils de la bête à la suite des actions menées par le Ministère de tutelle.
- Pour ce qui est du renforcement de la gouvernance du système
Ce pan particulier de la stratégie de développement du sous-secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel s’articule autour de la décentralisation mesurée du système, l’amélioration de l’organisation de l’Examen d’Etat, du renforcement des capacités des gestionnaires d’écoles (PROVED, IPP, INSPOOL, SECOPE), du financement du secteur.
Dans le souci de mettre de l’ordre dans la gestion du système jugé trop décentralisé jusqu’en 2007, le Ministère de l’EPSP a choisi d’organiser le sous-secteur en 30 Provinces Educationnelles, 258 Sous-division, 385 Inspections des Pools, 309 antennes du Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants (SECOPE) en vue d’obtenir une gestion de proximité rapprochant l’Administration de l’école. Cette nouvelle organisation administrative n’a pas manqué de créer des emplois.
Le diagnostic établi sur l’organisation de l’Examen d’Etat a conduit au constat selon lequel les résultats y consécutifs souffraient d’une lenteur dans leur publication - jusqu’à 6 mois - et de la non-fiabilité. Ainsi, sous l’impulsion de Son Excellence Maker MWANGU FAMBA, Ministre de l’EPSP, l’informatisation de la correction des épreuves a été instaurée ainsi que la publication en ligne par internet des résultats de l’Examen d’Etat. Il sera obtenu la revalorisation du système éducatif et du diplôme d’Etat, le renforcement de l’objectivité dans la correction, la fiabilité des résultats publiés via internet, la réduction du temps de publication des résultats de 6 mois à 15 jours.
Poursuivant son action pour le renforcement de la gouvernance du système éducatif, le Gouvernement de République, à travers le Ministère de l’EPSP, a acquis de matériel roulant afin d’enrailler ce problème lancinant lié à l’irrégularité de supervision et contrôle des écoles. Une centaine de véhicules, 600 motos, vélos et moteurs hors bords affectés aux structures déconcentrées. Toutes ces actions ont permis la création de 1.000 postes d’emplois durables par le recrutement des chauffeurs et techniciens. Le Ministère de l’EPSP a également acquis de matériel de bureau, une façon pour lui de pallier la carence d’équipement de bureau et de renforcer les capacités des gestionnaires d’écoles (PROVED, IPP, INSPOOL, SECOPE).
Les réformes institutionnelles n’ont pas été en reste. S’inscrivant dans la vision du chef de l’Etat, Son Excellence Joseph KABILA, le Gouvernement, par l’entremise du Ministère de l’EPSP, à élaboré et défendue à l’Assemblée Nationale un projet de Loi-cadre de l’Enseignement National ; projet qui a été adoptée par la chambre basse du Parlement et transmis au Sénat pour seconde lecture. Une harmonisation est également en cours sur le projet de statuts particuliers du personnel enseignement national (annexe à la Loi-cadre.
Dans ce même ordre, une stratégie de développement du sous-secteur de l’EPSP a été élaborée et mise en œuvre. Une stratégie comptée parmi les déclencheurs de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Cette stratégie définie, en fait, la vision du sous-secteur pour la période de 2010/2011-2015/2016. Aussi, pour mettre fin à l’inefficacité dans la gestion du système, une stratégie de gestion axée sur les résultats a été instauré. Pour ce faire, des contrats de performance ont été signés avec les gestionnaires d’écoles.
Le Ministère de l’EPSP a déployé un réseau VSAT pour une gestion améliorée de la carrière d’enseignant et de la formation à distance prenant également en charge d’autres services que requiert cette gestion à savoir la vidéoconférence, l’impression à distance des listings de paie, etc. En vue d’assurer le fonctionnement de ce réseau, le matériel a été installé dans tous les 30 Provinces éducationnelles dont dispose le sous-secteur de l’EPSP créant ainsi 150 postes d’emplois qualifiés et durables (Informaticiens, Techniciens spécialisés, Professionnels de Communication, etc.). Un site Web du Ministère de l’EPSP a été développé pour une communication renforcée.
Des années durant, le sous-secteur de l’EPSP était caractérisé par un faible niveau de financement. A l’avènement de Son Excellence Maker MWANGU à la tête du Ministère de l’EPSP, il s’observe un renforcement du leadership dans la mobilisation des financements. Pour l’heure, plusieurs projets sont en cours d’exécution pour un montant global de 300 millions de dollars américains de ressources extérieures mobilisées. Plusieurs centaines d’emplois ont été créés suite à l’exécution de ces différents projets.
Toutes les actions menées dans ce sous-secteur n’ont visé rien d’autre que de rendre sa gestion plus efficace ; elles ont été également entreprises dans le but d’atteindre la qualité dans l’enseignement offert aux élèves.
Les progrès au sein du Ministère de l’EPSP restent encore à accomplir. Cependant, à la tête de ce Ministère, Son Excellence Maker MWANGU, sans se faire friand d’éloges et du populisme, a réalisé – avec le concours de tout le personnel de ce sous-secteur – sa part de travail en faisant de l’école le centre des préoccupations de nous tous, car dit-il : « l’école reste certes la source du savoir mais elle est également et surtout un bien de la communauté ». De ce point de vue, l’école commence à la maison.
L’on serait tenté de d’affirmer que la reconduction de Son Excellence Maker MWANGU à la tête de l’EPSP est faite à juste titre, au regard de la dynamique, du management de qualité imprimée ainsi que des réponses appropriées apportées aux problèmes réels observés dans le ce sous-secteur. Cependant, il appert que fière chandelle doit être dû au Chef de l’Etat, Son Excellence Joseph KABILA KABANGE qui, pétri d’une jugeote exquise et fort de son pouvoir discrétionnaire, a préféré opter pour le choix rationnel de la continuité au sein de ce ministère. D’aucuns jugeraient superfétatoire ce remaniement qui intervient l’orée de la tenue des élections présidentielles et législatives prévue le 28 novembre prochain. Serait-il un jugement judicieux ? Dieu seul sait. Mais nul ne peut se permettre de penser qu’un Etat doit être voué à la non gouvernance au profit des élections, lesquelles requièrent un maximum d’organisation au plan financier, administratif, sécuritaire, etc. Pour une RDC dont l’Administration, renaissant de ses cendre, était déliquescente des décennies durant, poursuivre la gestion de la chose publique par ce Gouvernement ne pourrait qu’être de bonne aloi. Car l’Etat doit subsister par-dessus tout. |