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III.   LA MUTATION DU SYSTEME EDUCATIF
Elle se situe dans les 2 périodes historiques de notre pays à savoir : la période coloniale et celle post-coloniale.
La période coloniale (avant 1960)
Depuis l'étape de l'enseignement de base jusqu'à l'enseignement structurel actuel, le système de politique éducative a fonctionné sous tutelle unique de l'institution "Education" qui résorba en son sein les cycles fondamental primaire, secondaire et supérieur. Ce secteur a été gardé assez longtemps dans ce statut jusqu'au début du premier gouvernement issu de l'indépendance de la République Démocratique du Congo.
Comme il a été signalé dans les lignes précédentes, des acquis considérables et communs à chaque phase de transformation des méthodes d'enseignement, se manifestèrent. (cfr. Point 1.6.). Cela a été justifié par le nombre réduit des apprenants et des écoles. A cela, il faut ajouter la participation communautaire très active au niveau de construction des écoles et fabrication des bancs pupitres et des briques cuites. Les ponts, les routes et les rails pour chemin de fer servant de communication avec les écoles constituent une contribution de nos populations qui ont sacrifié leur vie sous un service forcé.
la période post-coloniale (après 1960)
Entre 1960 et 1980, l'institution unique dénommée toujours "EDUCATION" est restée sous le même statut. Mais alors il faut noter qu'à partir de 1962 à 1965, le secteur "EDUCATION" a pris la nouvelle dénomination de "EDUCATION NATIONALE". Celle-ci a englobé les différents cycles: fondamental maternel, primaire, secondaire et supérieur.
Parmi les mutations de l'enseignement, il a été relevé la première qui amènera la scission de l'Education Nationale en 2 secteurs : l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et l'Enseignement supérieur et universitaire en 1983 avec l'entrée du Ministre NZEGE à la tête de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel.
Entre 1992 et 1993, à l'issue des résolutions de la Conférence Nationale Souveraine, plusieurs secteurs furent fusionnés, entre autre l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et l'Enseignement supérieur et universitaire sous tutelle du Ministère de l'Education Nationale. Ce Ministère a été sous la conduite du Professeur LOKA ne KONGO, qui y resta pendant + 3mois.
A la fin de 1993, une nouvelle scission interviendra à l'issue de la quelle le Ministre NDOLELA SIKIKONDE sera désigné à l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel pour un second mandat.
Entre 1997 et 2000, avec l'entrée du pouvoir de l'AFDL, une nouvelle fusion aura lieu entre l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel et l'Enseignement supérieur et universitaire sous la tutelle du Ministre KAMARA RWAKAIKARA.
Entre 2000 et 2003 sous le mandat des Ministres YERODIA NDOMBASI et de KUTUMISA KYOTA, les 2 secteurs restèrent sous tutelle du Ministre de l'Education Nationale.
De 2003 à ce jour, l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel est resté autonome par rapport à son secteur frère de l'Enseignement supérieur et universitaire.
Dans la succession des mandats de gestion, il a été relevé: -   le mandat de la Ministre Elysée MUNEMBWE    : 2003 – 2004 -   le mandat du Ministre NDOM NDA OMBEL      : 2004 – 2006 -   le mandat du Ministre MUSAFIRI Paul      : 2006 -   le mandat du Ministre BWANAKAWA       : 2006 – 2007 -   le mandat du Ministre Maker MWANGU FAMBA   : 2007 à ce jour.
Les acquis, comme il a été noté au niveau de la période coloniale, sont nombreux en dépit de multiples nouvelles créations d’écoles qui ont de surcroît investi la gestion dans une crise d'autofinancement, raison pour laquelle le partenariat  a pris part active dans notre système éducatif.
A compter entre autres partenaires : les organismes internationaux ainsi que les différentes confessions religieuses nous liant au moyen des conventions scolaires.
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IV. LES MISSIONS ASSIGNEES AU SECTEUR DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL
Le but est de former la jeunesse, par une éducation perméable à toutes les catégories sociales, afin de combattre le phénomène d’analphabétisme sur toute l’étendue du Territoire national. Faire de chaque enfant congolais un élève.
Pour ce faire, les missions assignées sont entre autres :
- Etendre la scolarisation à tous les jeunes, en assurer la gratuité et sa plénitude au niveau fondamental,
- Institutionnaliser l’alphabétisation fonctionnelle en développant les centres d’alphabétisation et de récupération,
- Privilégier l’étude du milieu dans les programmes de formation et organiser un enseignement préscolaire généralisé,
- Multiplier les structures de formation administrative et pédagogique en fonction de besoins réels et de spécificités régionales et locales,
- Créer de nouvelles infrastructures scolaires et réhabiliter celles qui existent déjà sur terrain,
- Lutter contre la déperdition scolaire qui frappe certaines catégories des personnes les plus démunies et ou avec handicap, en créant des centres spéciaux scolaires en matière d’enseignement technique et spécial,
- Renforcer la capacité de dotation des écoles en manuels, programmes scolaires et matériel didactique,
- Promouvoir les valeurs culturelles et linguistiques africaines à partir de nos langues nationales comme langues de l’enseignement de base,
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